Pour les parents

Maintenir et améliorer la santé de votre enfant

Ce que nous vous proposons dans ce site ce sont des informations sur les activités du service PSE comme la visite médicale, la vaccination, le dépistage de la pédiculose... et des repères qui sont universellement admis et qui reposent sur des études sérieuses et validées. Nous espérons que vous  pourrez les utiliser afin de  soutenir, encourager,  informer et dialoguer avec votre enfant pour qu’il prenne soin de sa santé, de sa sécurité et de son bien-être.

Bien bouger et bien manger

Quels sont les bienfaits de l’activité physique, du sport et de l’alimentation équilibrée sur la santé ?

L’adoption de ces 2 comportements aide votre enfant  à :

  • améliorer sa concentration et ses résultats scolaires
  • avoir des os solides 
  • se sentir bien en général et se sentir fier de lui
  • garder ou retrouver un poids favorable à sa santé
  • mieux dormir
  • être dynamique
  • se faire des amis
  • partager ses repas en famille

Pourquoi et comment l’alimentation et l’activité physique aident à préserver la santé ?

L’alimentation variée apporte des vitamines, des minéraux, des fibres, de l’énergie, des protéines, de bonnes graisses. Tous ces éléments apportent à l’enfant ce qu’il a besoin pour grandir, se développer intellectuellement, renforcer son système immunitaire et réparer ses muscles.

L’activité physique régulière permet de développer la capacité du cœur, des muscles (endurance), le maintien du dos, la souplesse... L’activité physique favorise aussi la détente, permet d’éviter les moments de détresse et aide à se déstresser.

Quels conseils suivre pour « bien manger » ?

Il existe de nombreuses recommandations au sujet de l’alimentation, de la pratique de l’activité physique et du sport pour les enfants, les jeunes et les adultes. Voici quelques repères à retenir pour toute la famille.

1. Respectons un rythme pour la prise des repas tout au long de la journée

Nos habitudes alimentaires reposent sur  le rythme de 3 repas et 1 ou 2 collations par jour. Les différents repas permettent de rythmer la journée et  donnent à l’organisme des repères en l’aidant à mieux réguler ses prises alimentaires, ce qui permet d’éviter de grignoter et d’éprouver des sensations de faim. Pour garder un rythme, il est recommandé d’éviter de sauter un repas car notre corps cherchera à se rattraper au repas suivant. Il aura donc tendance à stocker l’énergie.

Voici quelques repères pour garder un rythme :

  • Prenez toujours un petit déjeuner et apprenez à votre enfant à déjeuner. Le déjeuner peut être copieux. C’est un repas très important. Il se compose de 2 à 3 aliments : 1 produit céréalier, 1 produit laitier,  1 fruit d’une boisson (thé, café, eau....)
  • La collation de 10 h n’est pas toujours utile. Cela dépend de l’heure de la prise du déjeuner. (privilégier les fruits et/ou les produits laitiers).
  • Le repas de midi, idéalement, se compose d’une 1 portion de légumes, de la viande ou du poisson, de féculents, 1 produit laitier, 1 fruit, de l’eau à volonté. Les repas tartines peuvent se calquer sur ce modèle
  • Le goûter pour les enfants ou les adultes qui en ressentent le besoin. Dans ce cas il est préférable de privilégier 1 produit laitier, 1 produit céréalier ou 1 fruit.
  • Le repas du soir (plus léger) peut se structurer comme celui de midi

2. Varions les aliments et respectons un équilibre entre les familles d’aliments

Selon les spécialistes, dans une assiette équilibrée, la surface couverte par les légumes devrait représenter 2/3 à la moitié, les féculents  1/4 à 1/3 de l’assiette, les protéines (viandes, poissons,...) ¼ à 1/3. Voici un exemple d’assiette équilibrée.

Source : planification santé

Pour un bon équilibre vous pouvez consulter la pyramide alimentaire qui permet d’effectuer les meilleurs choix ; La pyramide peut être téléchargée sur le site Manger-Bouger.be
Téléchargez la nouvelle Pyramide alimentaire aux formats A4, A3 et A1.
 

3. Buvons de l’eau

C’est la boisson à prendre à volonté et celle qui est vraiment indispensable

4. Evitons de grignoter

Des snacks salés et des sucreries entre les repas

5. Accordons du temps aux repas en famille

Sans inviter la télévision à votre table et dans une ambiance conviviale

6. Accordons du temps aux apprentissages des enfants

Au fil du temps, l’alimentation de l’enfant change. Il apprend à diversifier ses goûts, à se servir de couverts, à tenir compte des envies et des goûts des autres. Le repas d’un enfant, ce sont aussi des règles d’hygiène à respecter : son entourage lui  apprend à se laver les mains avant de manger, à ranger les aliments dans le réfrigérateur. Découvrir des goûts différents  dès le plus jeune âge permet en grandissant  d’apprécier avec plus de facilités de nouveaux plats.

Quels conseils suivre pour bien bouger ?

1. Pour les enfants et les jeunes : bouger au moins 60 minutes par jour

L’organisation mondiale de la santé (OMS)  recommande,  pour les jeunes de 5 à 17 ans,  un minimum de 60 minutes par jour d’activité modérée ou plus élevée. Ces activités peuvent se pratiquer en plusieurs moments. L’idée est de totaliser 60 minutes au bout de la journée.

Pour l’OMS,  l’activité physique des enfants et des jeunes englobe le jeu, les sports, les déplacements à pied, en vélo, les tâches quotidiennes, les activités récréatives, l’éducation physique ou l’exercice planifié. Ces activités se déroulent à la maison, à l’école, dans le quartier, dans un club sportif...

2. Trouver des exemples d’activité physique modérée et intense faciles à mettre en œuvre et garder un rythme journalier et hebdomadaire

Exemples d'activité physique modérée:
  • marcher d'un pas vif;
  • danser;
  • jardiner;
  • s'acquitter de travaux ménagers et domestiques;
  • participer activement à des jeux et sports avec des enfants/sortir son animal domestique;
Exemples d'activité physique intense:

Elle demande un effort important, le souffle se raccourcit et la fréquence cardiaque s'accélère considérablement.

  • courir
  • marcher d'un pas vif/grimper une côte à vive allure
  • faire du vélo à vive allure
  • faire de l'aérobic
  • nager à vive allure
  • faire des sports et jeux de compétition (par ex. jeux traditionnels, football, volleyball, hockey, basketball)

3. Pour toute la famille, intégrer dans vos habitudes de chaque jour :

  • Prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur
  • Descendre un arrêt plus tôt si l’on prend les transports en commun
  • Aller faire ses courses à pieds si possible
  • Faire une promenade régulièrement
  • Se déplacer à vélo

Pour en savoir plus sur l’alimentation, l’activité physique et sportive, vous pouvez trouver des brochures d’information gratuite auprès de votre mutuelle, des services de l’ONE, de l’Observatoire de la Santé du Hainaut et sur différents sites comme : http://www.mangerbouger.be/

http://www.who.int/dietphysicalactivity/physical_activity_intensity/fr/

Un sommeil de qualité pour se sentir bien toute la journée

Il est indispensable de bien dormir pour aider l’enfant et le jeune à récupérer ses forces et favoriser sa croissance (bien grandir).

De combien d’heures de sommeil avons-nous besoin pour être en forme?

Les besoins varient avec l’âge :

  • De 2 à 6ans, l’enfant a besoin de 10 à 11 heures de sommeil
  • De 7 à 12 ans, il a besoin d’un minimum de 10 heures et parfois 12 heures
  • De 13 à 16 ans, l’adolescent a besoin de 9 à 10 heures et parfois 12 heures
  • Un adulte, de 7 à 8 heures

Quelles sont les conditions pour avoir un bon sommeil ?

Une chambre agréable et calme

  • Une chambre confortable est calme, propre, rangée et bien aérée avant le coucher. La température idéale se situe autour de 18°. Elle ne contient pas d’éclairage et de signaux lumineux produits par des objets comme : tablette, ordinateur, jeux vidéo, téléviseur... Il est préférable de ne pas garder ces objets dans la chambre.
  • Le lit est associé au sommeil : « on ne mange pas au lit, n'étudie pas au lit, on ne joue pas au lit et on ne regarde pas la télévision au lit » !

Un horaire de vie régulier et des activités pendant la journée

  • Fixer une routine d’horaires de coucher et de lever réguliers pour les périodes scolaires et une pour le weekend et pendant les vacances.
  • L’activité physique aide l'enfant à bien dormir : plus un enfant est éveillé et actif pendant la journée, meilleur sera son sommeil.
  • Il est important de s’exposer à la lumière pendant la journée pour favoriser l’horloge biologique.

Une préparation au sommeil

  • Éviter les activités excitantes le soir comme le sport après 18h et les devoirs scolaires avant le coucher. Trouver des activités calmes et relaxantes après 20 heures (lire une histoire, raconter sa journée, écouter de la musique calme...)
  • Dîner léger mais consistant, manger des sucres lents (pommes de terre, riz, pâtes), éviter les protéines (en particulier la viande rouge) et les aliments trop gras et difficiles à digérer. Evitez de trop boire avant le coucher et de consommer des aliments excitants comme le café, le thé, le chocolat noir, les boissons à base de cola  après 14 heures

L’instauration d’un rituel

  • Un rituel avant le coucher favorise l’endormissement : se brosser les dents, faire sa toilette, mettre son pyjama...
  • Les techniques de relaxation basées sur la respiration ventrale, la sophrologie ou autres techniques de relaxation peuvent aider à se relaxer.
  • Parler avec l’enfant du déroulement de sa journée. Le soir, au coucher, l’enfant peut avoir de petites angoisses (l’école, les copains…) ce qui peut le gêner pour s’endormir. Essayez alors de prévoir un moment  (1 ou 2 heures) avant le coucher, pour en parler avec lui.

Reconnaître les signes du sommeil et se coucher dès les premiers signaux

Les signes sont communs à tous les enfants et d’autres sont plus spécifiques. Il est important de les reconnaître et de permettre à l’enfant de gagner son lit. En voici quelques-uns

  • Bâillement, paupières qui se ferment 
  • Se frotter les yeux, le nez ou les oreilles.
  • Avoir les yeux qui piquent, qui coulent, sont rouges et clignent plus rapidement. Quand il est très fatigué, ses yeux peuvent même basculer vers l’arrière
  • Changement d’humeur : pleurs, colère, agitation...
Pour en savoir plus

Prendre soin de son corps et de son look

De bonnes habitudes en matière d’hygiène corporelle, des mains, des cheveux,  de brossage des dents et de soins dentaires... aident à éviter la transmission des microbes et des maladies mais aussi à se sentir bien dans sa peau et à se faire des amis.

Les parents ont un grand rôle à jouer auprès des enfants plus jeunes pour les aider à accomplir les gestes quotidiens jusqu’à ce qu’ils se débrouillent seuls.

Le corps

  • Il est recommandé que l’enfant et les adolescents (tout comme les adultes) prennent un bain ou une douche tous les jours ou effectuent une toilette à l’évier ou avec un bassin.
  • Si l’enfant mouille son lit, il est indispensable qu’il fasse sa toilette le matin et change ses sous-vêtements

Les cheveux

  • Se laver les cheveux régulièrement (au moins une à deux fois par semaine) et les attacher s’ils sont longs. Les coiffer chaque jour et les faire couper régulièrement.
  • 1 à 2 X par semaine, dépister la présence de poux ou de lentes au moyen d’un peigne fin. Si des poux sont présents, effectuer un traitement et enlever les lentes.

Plus d'informations sur la pédiculose

Les mains

  • Garder les ongles courts et propres
  • Laver les mains fréquemment avec du savon avant et après les repas et après être allé aux toilettes
  • Après s’être mouché

Le nez

  • Apprendre à l’enfant à utiliser des mouchoirs en papier et à bien couvrir son nez et sa bouche pour se moucher et ensuite  jeter le mouchoir dans la poubelle après usage
  • Se moucher en cas de rhume permet : de guérir plus vite, de mieux respirer, d’éviter les complications comme les otites

Les dents

Le  brossage des dents est à débuter dès l’apparition des premières dents (les parents brosseront les dents des jeunes enfants et garderont une supervision jusqu’à une autonomie suffisante).

Un bon brossage se fait :
  • 2 fois par jour pendant 3 minutes, le matin et le soir avant le coucher
  • avec un dentifrice au fluor adapté et une brosse à dent adaptée à l’âge
  • en cas de traitement orthodontique avec du fil dentaire ou des brossettes inter dentaires
Consulter le dentiste deux fois par an

Dès l’apparition des premières dents, même en l’absence de douleur ou de problème avéré.

Ces visites préventives permettent :

  • de déceler une carie dès son apparition,
  • de poser des scellements (vernis protecteur),
  • d’orienter vers un orthodontiste,
  • d’effectuer un détartrage si nécessaire.

Les soins dentaires sont entièrement remboursés par la mutuelle jusqu’à l’âge de 18 ans. Certains dentistes pratiquent le tiers payant.

Adopter une alimentation équilibrée :
  • privilégier l’eau pure comme boisson,
  • éviter le grignotage et les boissons sucrées entre les repas et le soir avant le coucher

Les vêtements

  • Adapter les vêtements à la saison et à l’âge
  • Veiller à ce que les vêtements soient propres et entretenus régulièrement
  • Changer les sous-vêtements chaque jour
  • Adapter les chaussures aux activités pour éviter les blessures aux pieds

Un dos toujours droit et préservé

Le mal de dos est un problème de santé important. Aujourd’hui, beaucoup d’adultes souffrent du dos et sont parfois obligés d’arrêter de travailler. Dès le plus jeune âge, nous demandons différents efforts à notre dos et nous lui faisons supporter de nombreuses contraintes.

En prenant conscience de notre dos et de la manière de le bouger, de se tenir... nous pouvons prendre soin de notre dos.

Que faire pour préserver son dos ?

1. Adopter la bonne posture

 Une bonne position permet d’avoir une belle allure et d’éviter les déformations de la colonne vertébrale, le mal de dos et les tensions sur la respiration et l’estomac.

Une bonne posture augmente l’énergie, diminue la fatigue et les tensions musculaires, facilite la respiration, la circulation du sang et la digestion. Améliore le « look » et donne confiance en soi.

Conseils pour une bonne posture http://images.cchst.ca/oshanswers/e-j01(2).gif
  • Se tenir droit en contractant les muscles
  • Soutenir son dos
  • S’assurer d’avoir une position assise correcte sur une chaise : les pieds sont à plat sur le plancher, les genoux sont pliés à un angle de 90 degré et le bas du dos soutenu par le dossier
  • Bouger pour permettre au corps de détendre les muscles
  • Ne pas se coucher sur son plan de travail
Les postures à éviter

 

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2. Bien porter son cartable  et choisir un cartable adapté

Le choix du cartable et la façon dont les enfants le manipulent permettent d’éviter de nombreuses souffrances.

Un cartable adapté
  • Choisissez un cartable robuste à sangles réglables, avec renfort dans le dos et différents compartiments.
  • Limitez le poids du cartable en plaçant  les objets les plus lourds le plus près possible du dos. Le cartable ne doit pas dépasser 10% du poids de l’enfant.
  • Lors de l’achat de fournitures scolaires, soyez attentifs au poids. Les cahiers à feuilles mobiles évitent aux enfants de devoir systématiquement porter des cahiers entiers.
  • Évitez les poids inutiles en vidant chaque jour le cartable pour le remplir en fonction de l’agenda du lendemain.
Le port du cartable
  • De préférence, l’enfant  portera son cartable sur le dos, le poids sera réparti sur les  deux épaules, le cartable ne doit pas pendre trop bas mais reposer sur le dos
  • Si le cartable est porté à bout de bras, essayer de faire porter une charge équivalente de l’autre côté pour éviter la déviation de de la colonne
  • SI le cartable est lourd. Conseillez à votre enfant de le poser le plus souvent possible  sur le sol et de ne pas le porter pendant les pauses.
  • Si votre enfant va à l’école à vélo, fixez son cartable sur le porte-bagages.
Pour charger le cartable
  • Si le cartable est lourd, placez-le d’abord sur la table avant de l’enfiler sur le dos.
  • Apprenez à vos enfants à soulever leur cartable les genoux pliés

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3. Prendre la bonne attitude pour soulever un objet du sol ou ramasser un objet

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Conseils pour soulever un poids

  • Toujours s’accroupir pour soulever ou ramasser un objet
  • Utiliser la force des jambes et des cuisses pour se relever

 

4. Ne pas oublier les conseils suivants valables pour toute la famille

  • Evitez l’excès de poids
  • Constituez-vous une ceinture de muscles pour vous protéger du mal de dos
  • Pratiquez une activité physique régulière pour lutter contre la sédentarité
  • Buvez de l’eau pour éviter la déshydratation des cellules
Pour en savoir plus
  • Consultez les brochures d’information disponibles auprès des mutualités
  • Un dos pour la vie : Brochure éditée par Le centre collaborateur de l’OMS Hôpital Erasme. A demander au Service de Promotion de la Santé à l’Ecole ou sur le site de l’Hôpital Erasme

Promouvoir la sécurité de votre enfant pour éviter les accidents

Selon les spécialistes, la sécurité est un état où les dangers et les causes probables de provoquer des dommages  physiques, psychologiques ou matériels sont contrôlés de façon à ce que la santé et le bien-être des personnes soient préservés.

Chaque personne a besoin de sécurité pour s’épanouir et se sentir bien. Les enfants et les jeunes  sont particulièrement sensibles au sentiment d’insécurité et aux éléments de l’environnement qui représentent des dangers (circulation automobile, vétusté des bâtiments, produits dangereux, électricité...).

On distingue généralement 4 facteurs de risque à l’origine des traumatismes (accidents) :

  • Les facteurs liés à la personne et à ses caractéristiques physiques (âge, sexe, développement moteur et intellectuel...), psychologiques (comportement, personnalité, caractère, capacité à réagir au stress...), sociales et culturelles (système de valeur en matière de violence entre les personnes, habitudes de vie, accès aux dispositifs de protection individuelle...)
  • Les facteurs physique et matériel : l’aménagement de la maison, des espaces extérieurs, de la rue
  • Les facteurs liés à l’entourage humain : la présence attentive d’adultes qui assurent une surveillance et encouragent la réalisation des activités et des apprentissages dans des conditions de sécurité ; l’attitude des adultes en matière de sécurité de l’enfant ni super protecteur, ni dans le laisser-faire
  • Les caractéristiques de l’agent susceptible d’entraîner des lésions : les objets coupants et tranchants, la flamme, le revêtement de la cour mal entretenu, les objets qui traînent sur le sol, la violence avec laquelle le coup est porté...

Ces 4 facteurs peuvent entrer en interaction et entraîner un traumatisme plus ou moins grave. Ainsi, un jeune enfant (caractéristique de la personne) seul dans une pièce (entourage humain)  explore une armoire et découvre un flacon (environnement physique) qui ressemble à son biberon et le boit. Il contient un produit corrosif (caractéristique de l’agent) qui produit des brûlures dans la bouche.

Comment agir pour éviter les traumatismes chez les enfants ?

1. Donnez une place à la sécurité personnelle dans l’éducation des enfants : apprendre à repérer les dangers dans la maison, aux abords de la maison, aux abords de l’école, étudier avec eux les éléments de base du code de la route comme piéton, comme cycliste, si l’on joue dans le quartier...

2. Donnez des règles de sécurité à appliquer par tous les membres de la famille : toujours porter des équipements de protection individuelle pour certaines activités : casque, genouillères ...pour la pratique du roller ; casque, chaussure fermée  et vélo en ordre pour rouler ;  porter des chaussures fermées pour jouer à l’extérieur et sur des engins d’aires de jeux, pas de vêtements flottants... ; les réflexes à avoir lorsqu’il  y a du soleil...

Lorsqu’il y a du soleil :

  • Portez des vêtements qui couvrent bras et jambes,
  • Portez un chapeau à rebord large
  • Portez des verres fumés
  • Limitez l’exposition au soleil des jeunes enfants, surtout pendant les heures de plein soleil (entre 12 h et 15 h)
  • Utilisez de manière adéquate  et répétée des crèmes solaires et des baumes pour les lèvres qui protègent contre les UVA et les UVB et offrant un FPS d’au moins 30. Répétez les applications après la baignade et après la transpiration excessive
  • Installez-vous dans des zones ombragées sur les terrains de jeux
  • Pensez à boire suffisamment d’eau

Expérimenter des conduites préventives avec les jeunes piétons

  • Expérimenter dans les environs les divers lieux comportant des risques : passages pour piétons, passages à niveau d’une voie ferrée, monter les marches et descendre dans un lieu public ou sur un escalator), le contournement de zones dangereuses...
  • Lors de la pratique d’une activité sportive ou récréative, faire la démonstration du port d’équipement de sécurité
  • Expérimenter des conduites préventives avec les adolescents (moto, voiture...)
  • Accompagner les jeunes enfants sur le chemin de la maison à l’école

Lors des déplacements : appliquer les règles de sécurité routière

  • En voiture : porter la ceinture de sécurité
  • Monter dans l’autobus scolaire et en descendre en tout sécurité
  • Traverser les rues au bon endroit, au bon moment

Pour la pratique d’activités physiques, sportives et récréatives 

  • Connaître et appliquer les composantes de la pratique d’activités physiques (échauffement, activation, détente)
  • Connaître et porter les équipements de protection individuelle (EPI) propre à chaque sport ou activités récréatives.
En savoir plus :

Comprendre et prévenir les comportements à risque chez les jeunes

Pour les spécialistes, « avoir des comportements à risque » signifie agir d’une manière  susceptible d'entraîner des effets dangereux (accident, altération de sa santé, de son avenir...), tant pour le jeune lui-même  que  pour les autres (copains, familles,...). Certains comportements  peuvent être caractérisés de déviance sociale, mais aussi constituer une infraction à la loi, des inadaptations à la vie scolaire, des difficultés d’intégration sociale...

Les comportements considérés comme « à risque » chez les jeunes sont les suivants :

  • l'usage de substances psychoactives licites ou illicites: alcool, tabac, cannabis…
  • La violence, qu'elle soit dirigée contre soi ou les autres
  • les comportements dangereux sur la route
  • les pratiques sportives à risque
  • les comportements sexuels à risque (Infection sexuellement transmissible (IST), grossesse non désirée)

Les comportements à risque peuvent se manifester dans la durée, s'instaurer en mode de vie et devenir comme une addiction (besoin de sensations fortes), d'autres seront des passages à l'acte ou des tentatives uniques liées aux circonstances (influence du groupe, action sous l’emprise de l’alcool).

Pourquoi les jeunes ont–ils des comportements à risque ?

La prise de risque et l’essai de nouvelles sensations font partie du développement de tout enfant, cela accompagne la recherche de l’indépendance et de l’autonomie.

Les adolescents privilégient la satisfaction immédiate et les bénéfices à court terme. Pour eux, la santé et la sécurité ne sont pas vues comme des biens à préserver .Les conséquences négatives de leurs comportements sur leur santé à long terme ne sont pas importants.

Le développement du cerveau étant encore  immature, les jeunes éprouvent plus de mal à contrôler certaines réactions.  Lorsqu’ils comprennent qu’ils ne tirent pas un bénéfice suffisant par rapport au risque encouru ils peuvent adapter leur comportement pour la prochaine expérience du même type.

Les relations influencent chaque individu et les individus influencent les autres et le réseau social dans lequel ils évoluent. Les jeunes sont donc influencés par les personnes avec qui ils vivent et qu’ils rencontrent. Ils peuvent être influencés positivement et négativement. Au moment de l’adolescence, le groupe de pairs (ces « autres ») peut exercer une grande influence sur les jeunes. Les adolescents qui ont un grand besoin de reconnaissance et d’estime d’eux-mêmes vont adopter certains comportements à risque : fumer une cigarette ou un joint permet parfois une plus grande intégration au sein du groupe de copains.

La famille influence aussi les comportements des enfants et des jeunes. En tant que parents, il est important d’être attentif à ses propres comportements afin que ceux-ci soient en adéquation avec le message à transmettre. Prenons l’exemple de la conduite automobile. Jusqu’à ce qu’il puisse lui-même tenir le volant, l’enfant sera passager du véhicule de ses parents. Durant tout ce temps, il aura observé et assimilé ce que ses parents font derrière le volant. Une fois devenu lui-même automobiliste, il y a une forte chance  qu’il reproduise les comportements dont il a été le témoin : téléphoner en conduisant, attacher sa ceinture de sécurité, rouler à vitesse excessive, manquer de courtoisie, insulter les autres usagers de la route, conduire en état d’ébriété…

Comment accompagner les enfants et les jeunes à prendre soin d’eux-mêmes et à gérer les risques?

  • Etre à l’écoute et disponible pour aborder avec son enfant et/ou son adolescent tous les sujets de la vie sans tabou ni jugement (vie affective et sexuelle, les consommations à risque (alcool, tabac et autres drogues), les relations avec les copains
  • Transmettre son expérience
  • Repérer les signaux de détresse et l’aider à exprimer ses émotions et ses difficultés
  • Renforcer ses capacités à faire des choix autonomes
  • L’aider à résoudre ses problèmes par la recherche de diverses solutions et à faire le choix d’une solution qui sera bonne pour lui, qui ne fera de mal aux autres et qui améliorera la situation
  • Poser des limites et apprendre à respecter les les normes et les règles de sécurité
  • L’aider à communiquer sans violence
  • Lui apprendre à demander de l’aide à une personne de confiance
  • En tant que parent, ne pas rester seul face à des difficultés importantes, savoir demander de l’aide
Pour en savoir plus

Etre Parent : http://www.yapaka.be/files/campagne/Parent_Ado_leger.pdf

Vie affective et sexuelle : consulter les centres de planning familial. Il en existe dans toutes les régions

Consommation de tabac : Fares http://www.fares.be/fr/

Consommation d’alcool et autres drogues : http://www.infordrogues.be/

Difficultés scolaires : contacter le Centre psychomédicosocial dont dépend l’école 

Comprendre et prévenir la violence entre les personnes

Les bagarres, le racket, les vols, les insultes sont des actes de violence qui sont des causes de traumatismes physiques, psychologiques et de dégradation du matériel. A l’école, dans le quartier, à la maison, nous pouvons être le témoin, la victime ou l’auteur d’un acte violent.

Qu’est-ce que la violence ?

La violence est causée par l’agressivité qui fait partie de nos réactions d’être humain. Elle est au service de notre survie lorsque nous devons nous défendre contre un agresseur (par exemple). Mais elle peut aussi être destructrice lorsqu’elle n’est pas contrôlée et qu’elle écrase tout sur son passage, qu’elle est utilisée dans l’intention de nuire aux autres, de leur faire peur, de leur faire mal. Dans ces situations, elle ne respecte plus les règles de vie en société.

L’agressivité s’exprime de différentes manières par :

  • Les agressions physiques : donner des coups de pied, des coups de poing, bousculer, faire tomber quelqu’un, chercher la bagarre...
  • Les agressions verbales : se lancer des insultes, se moquer ouvertement de quelqu’un, donner un surnom
  • Les agressions psychologiques ou morales : menacer et intimider, harceler, faire peur pour obliger quelqu’un à donner  ses affaires
  • L’exclusion de quelqu’un : rejeter, exclure, ignorer l’autre de manière répétitive pour lui faire mal
  • Le vandalisme : détruire volontairement le matériel, casser les vitres, le jouet d’un autre...

Quelles sont les raisons qui favorisent l’agressivité ?

Il y en a plusieurs :

  • Les émotions qui nous habitent (tristesse, colère, jalousie, nervosité...) mal contrôlées et qui nous emportent vers des réactions comme frapper quelqu’un, le voler, l’insulter, crier, casser du matériel...
  • Sa propre idée de la violence. Chacun peut avoir une idée différente de la violence et des actes violents. Cela dépend de sa propre  histoire, de l’époque, des modèles que l’on suit (héros de jeux vidéo, de film....), si on est une fille ou un garçon. Les filles considèrent que les moqueries et les paroles blessantes sont des actes violents. Les garçons trouvent que ce sont les coups et les regards des autres qui sont violents
  • Les conflits entre les personnes : toutes les personnes ne réagissent pas de la même manière lorsqu’elles ne sont pas d’accord entre elles. Les personnes plus nerveuses réagissent plus vite et peuvent perdre plus facilement le contrôle et ne trouvent pas d’autres moyens pour s’exprimer que de frapper l’autre, de crier, de casser du matériel
  • L’environnement de vie. Les nuisances de notre environnement comme le bruit, le désordre, le manque de lumière, peuvent provoquer le développement de comportements violents.

Peut-on contrôler l’agressivité ?

On peut apprendre à contrôler l’agressivité pour la transformer en réaction positive pour soi et  pour les autres. Cela n’est pas toujours facile, mais il existe des techniques utiles qui peuvent s’apprendre à la maison. Voici quelques pistes:

1. Apprendre à l’enfant à bien communiquer en l’aidant à exprimer comment il se sent plutôt que de crier et donner des coups de poing pour cela :

  • Lui faire exprimer les sentiments qu’il ressent (colère, jalousie, tristesse...)
  • Demander pourquoi il ressent ces sentiments
  • Faire répéter avec d’autres mots si vous n’avez pas compris
  • Lui rappeler de respecter la personne qui est en face de lui

Lui proposer de s’entraîner en utilisant ces étapes pour gérer les situations difficiles.

2. Aider l’enfant à bien exprimer ce qu’il veut dire en utilisant des règles comme :

  • Réfléchir avant de parler
  • Parler doucement et clairement en utilisant le « je »
  • Dire à l’autre comment tu te sens (jaloux, énervé, triste, en colère...)
  • Dire ce qu’il a à dire

3. Dans les situations difficiles (disputes, conflits avec un ami..) aider l’enfant à utiliser les règles suivantes :

  • Analyser et comprendre le problème
  • Penser à plusieurs solutions possibles pour résoudre le problème
  • Choisir une solution qui  va l’aider à se sentir mieux, qui respectera les autres et qui améliorera la situation

4. Pour faire face à d’éventuelles situations d’intimidation

  • Lui rappeler que personne n’a le droit d’intimider quelqu’un
  • Si quelqu’un le menace, toujours demander de l’aide à une personne en qui il a confiance (ses parents, un enseignant,...)
Pour en savoir plus

Livre : Aider votre enfant à exprimer et comprendre ses émotions. Anne Lise Andrieu aider-votre-enfant-a-exprimer-et-comprendre-ses-emotions.pdf

Les bibliothèques proposent de nombreux livres sur le thème. A lire avec les enfants

Publications de l’ONE rubrique soutien à la parentalité : www.one.be

Sites : http://educasante.org/

www.zippy.uqam.ca: cliquer sur « Parents »

Demander de l’aide aux bonnes personnes lorsque cela est nécessaire

De nombreux services et professionnels existent dans l’environnement de vie et dans nos quartiers. Recourir à ces services est tout à fait normal lorsque l’on rencontre des difficultés personnelles ou avec ses enfants. Les services peuvent :

  • Fournir une écoute
  • Donner des informations et des conseils
  • Accompagner pour trouver des solutions administratives, financières, techniques...
  • Traiter les problèmes de santé rencontrés par l’enfant et dépistés à l’issue de la visite médicale
Problèmes Qui consulter Bon à savoir
Caries Dentiste au moins une fois par an Les soins dentaires sont gratuits jusque 18 ans
Malposition dentaire Orthodontiste Remboursement en fonction des mutuelles (le traitement doit être entrepris avant 15 ans)
Diminution de la vue sans corrections Ophtalmologue Remboursement des premières corrections (verres)   Remboursement d’une partie des montures dans les magasins d’optique des mutuelles  
Diminution de la vue avec corrections Ophtalmologue (au moins 1 x/an) Remboursement des corrections si modification de 0.5 de dioptrie (verres)  
Obésité Généraliste et/ou diététicienne Remboursement d’une partie de la prise en charge de l’obésité par certaines mutualités   Remboursement d’une partie de l’abonnement sportif par certaines mutualités
Trouble musculo-squelettique Généraliste et/ou spécialiste Consultation du généraliste et spécialiste choisir les heures conventionnées  
Pédiculose Infirmière du SPSE Intervention gratuite au service PSE à rue Harmegnies, 100 à 7110 Strépy Bracquegnies 064/66 31 50
Accès aux soins Centre Public d’Aide Sociale
Mutualité
Contacter le CPAS de votre commune
Contacter le service social de votre mutualité
Les difficultés relationnelles avec les enfants, violence entre les personnes  

- CPMS
- Service d’aide en milieu ouverts
- Service d’aide comme l’APEP
- Service de Santé mentale
- Centre de planning familial

Pour trouver les adresses, vous pouvez consulter le bottin social de votre commune

Pourquoi doit-on aller à la visite médicale ?

La visite médicale scolaire est obligatoire, elle est gratuite. Elle permet d’avoir un suivi médical régulier de l’enfant et de détecter d’éventuels problèmes de santé qui peuvent influencer ses apprentissages scolaires

Y va-t-on chaque année ?

Non, voir le tableau "Information sur les bilans obligatoire de santé"

Mon enfant est absent le jour de la visite médicale : que faire ?

L’enfant peut être revu lors d’une consultation ultérieure ou sur rendez-vous au service de promotion de la santé à la rue Harmegnies , 100 à 7110 Strépy-Bracquegnies 

Faut-il prendre quelque chose en particulier lorsque l'enfant va à la visite médicale?

Les documents remplis correctement et signés s’ils n’ont pas été rendus à l’institutrice, les lunettes de l’enfant s’il en porte, le carnet de santé si une vaccination doit avoir lieu, ses vêtements de gymnastique 

Puis-je demander un traitement au médecin scolaire ?

Non en aucun cas car il s’agit de médecine préventive

Que dois-je faire avec les documents reçus après la visite médicale ?

Les consulter attentivement et nous téléphoner en cas de doute ou d’incompréhension.

Si le médecin du centre estime qu’il y a lieu de consulter un spécialiste, munissez-vous du document pour vous rendre chez celui-ci, ensuite renvoyez nous, au plus vite, les conclusions du médecin consulté

Puis-je garder mon voile à la visite médicale ?

Oui pour autant que les tests puissent être réalisés dans de bonnes conditions

Pourquoi remplir à chaque visite les documents reçus par le service PSE ?

Afin que nous puissions compléter correctement les différentes modifications de l’état de santé de votre enfant 

Mon enfant va-t-il avoir une intradermo ?

Non absolument pas

Dois-je signaler si mon enfant est suivi par un spécialiste ? (dentiste, ophtalmologue,..)

Oui ainsi que la date de la dernière visite chez celui-ci

Il y a eu des changements depuis la remise des documents : que dois-je faire ?

Nous en avertir au plus vite par téléphone ou par courriel 

Mon enfant est dans l'enseignement spécial : la visite médicale est-elle la même ?

La base reste la même mais l’approche est différente en fonction de l’enfant

Pouvez-vous faire des visites à domicile ?

L’infirmière peut se rendre au domicile afin d’expliquer par exemple le traitement de la pédiculose ou bien pour trouver des solutions à un problème détecté 

J'ai perdu les documents de la visite médicale : que faire ?

Vous pouvez obtenir un duplicata en nous téléphonant ou par courriel

Je ne souhaite pas que mon enfant soit vu dans votre centre de santé : que dois-je faire ?

Si vous n’adhérez pas au choix de notre service, vous êtes tenus de nous en aviser avant le 30 septembre. Dans ce cas, la loi vous oblige à choisir vous-même un autre service de promotion de la santé à l’école agréé et à faire procéder à l’examen requis dans les deux mois de votre opposition.

N’oubliez pas, dans ce, cas, de nous faire parvenir les conclusions du bilan de santé du centre choisi

Je suis un(e) étudiant(e) majeur(e) et je vais à la visite médicale ?

Inutile de faire remplir par vos parents l’autorisation et le questionnaire, vous pouvez décider seul de l’administration d’un vaccin

Comment puis-je obtenir la carte de vaccination si j'ai perdu le carnet ?

Si les documents ont toujours bien été remplis lors de la venue de votre enfant dans le service, nous pouvons, après un simple contact téléphonique, vous les faire parvenir par courrier ou courriel

Que dois-je faire pour refuser une vaccination ?

Il suffit de ne pas remplir le document « autorisation de vaccination » remis avec les fiches confidentielles ou contacter le service par courriel ou par téléphone 

Les vaccins sont-ils gratuits ?

Oui, plus d'informations sur la page "Suivi médical des élèves"

Les vaccins sont-ils obligatoires ?

Non, sauf le vaccin anti poliomyélite. Plus d'informations sur la page "Suivi médical des élèves"

Quelle réaction peut-on avoir après une vaccination ?

Douleur, gonflement, rougeur parfois température. Plus d'informations sur la page "Suivi médical des élèves"

Mes enfants ont des poux : que dois-je faire ?

Tout le monde peut attraper des poux, ce n’est pas grave , mais il faut s’en débarrasser !

Les produits préventifs sont peu efficaces.

Toutes les personnes de l’entourage porteuses de poux et/ou de lentes doivent être traitées, ( parents, frères, sœurs…)

Le pou n’est pas dangereux pour la santé mais il provoque un « mal être «  pour le porteur et son entourage.

Le manque d’hygiène n’est pas responsable  de la présence de poux.

Le pétrole et les insecticides sont interdits! Ils provoquent brûlures et intoxications chez l ‘enfant.

Toujours utiliser des produits enregistrés comme médicaments.

C’est quoi un poux ?

Les poux sont de minuscules insectes dépourvus d’ailes, tellement petits qu’on les distingue difficilement à l’œil nu.

La femelle pond jusqu’à 10 œufs (lentes) par jour qui donnent naissance au bout de 8 à 10 jours à de nouveaux poux.

Quinze jours plus tard, ils sont adultes et pondent à leur tour ce qui peut donner des milliers de poux en quelques mois seulement!

Où et comment le trouver ?

Chercher en priorité derrière les oreilles et la nuque.

Soulever les mèches de cheveux et regarder à la racine :

  • les lentes ont l’aspect de points blancs ou grisâtres collés aux cheveux.
  • les poux peuvent être trouvés en peignant les mèches de cheveux au-dessus d’une feuille blanche.

Pourquoi l’éliminer ?

La pédiculose est une parasitose très contagieuse, il faut donc éviter de la transmettre aux autres.

Comment l’éliminer ?

Jour 1:

  • Vérifier si d’autres membres de la famille sont atteints. Dans ce cas appliquer le traitement chez tout le monde.
  • Appliquer le shampoing  ou la lotion selon les recommandations de la notice.
  • Laisser sécher les cheveux naturellement et passer le peigne métallique mèche par mèche pendant 10 minutes au moins .
  • Laver les peignes et brosses qui ont servi au traitement.
  • Laver draps et taies à 60°.enfermer ce qui ne peut être lavé à 60°dans un sac hermétiquement fermé pendant 24 heures (doudou, manteau, bonnet…..)au congélateur ou 10 jours hors congélateur et puis laver normalement.
  • Aspirer l’environnement.

Chaque jour de la semaine :

  • Passer le peigne métallique mèche par mèche pendant 10minutes au moins.
  • Laver les peignes et brosses.
  • Attacher les cheveux longs.
  • Toujours suivre la notice du produit  employé.

Les semaines qui suivent :

  • Continuer à vérifier les cheveux tous les jours .

Le reste de l’année vérifier les cheveux 2 fois par semaine.

Comment se débarrasser facilement des lentes après avoir appliqué la lotion ou le shampoing anti poux?

Le bicarbonate de soude est une solution efficace, naturelle et bon marché, il aide à se débarrasser des lentes mais ne tue pas les poux!!

Mode d’emploi :

  • Diluer une cuillère à soupe de bicarbonate dans un demi litre d’eau tiède.
  • Appliquer sur les cheveux et laisser sécher.
  • Peigner les cheveux à l’aide du peigne métallique, ensuite les laver avec un shampoing doux et terminer par un après shampoing.

Le traitement a échoué, que faire ?

Demander conseil à l’infirmière du Service de la Promotion de la Santé à l’Ecole (064/66.31.50)

Recommencer le plan de la semaine en se posant les questions suivantes : traitement bien appliqué? Peigne efficace? ….

Mon enfant a une maladie contagieuse : que dois-je faire ?

Garder l’enfant à la maison selon les prescriptions du médecin consulté, avertir l’école en stipulant de quelle maladie il s’agit

Mon enfant a de la fièvre : puis-je le mettre à l'école ?

Non, l’enfant malade a besoin de repos, de surveillance et de soin. Avec de la température, l’enfant est mal dans sa peau. Un enfant malade contamine les autres enfants

Puis-je demander à l'école d'administrer un traitement ?

Oui si toutes les conditions sont remplies : autorisation écrite du médecin consulté, prescription claire et précise du produit et de sa posologie, accord de l’enseignant et/ou de la direction qui devra administrer le traitement

Mon enfant a une maladie qui demande un suivi spécifique : que dois-je faire ?

Une séance d’information peut être organisée à l’école par le service hospitalier qui a en charge l’enfant ou par notre service